Reste à mettre en ligne
http://www.nordicweek.se/resultat_2009.asp
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Synoptique de Sud Est pourtant faible sur les cartes météo nous donnera le plus beau jour de ce championnat avec 15 noeuds venant de terre. Le coup classique d’aller à gauche se confirme et le départ est chaud !
Lucien s’en sort en rond Or et applique une tactique rigoureuse et suivra le vent avec une bonne vitesse au près. Au passage de marque, 50 bateaux se présentent en même temps : le vent arrière deveint une grande ligne de bateaux tous à égalité s’engouffrant dans la prote sous le vent.
Seuls les 10 premiers ont du vent frais tellement la flotte est dense et que chacun s’accroche à sa position avec une soif de passer les concurrents.
Lucien débute fort dans ce haut niveau. A la deuxième manche, il prend un excellent départ, et construit son bord de près avec une vitesse supérieure pour passer 15ème en haut du parcours. ll attaque au portant et cela lui permet de se positionner dans les 5 premiers avant malheureusement de découvrir l’eau froide de la mer Baltique lors d’un désallage.
Silvan et Christophe en rond argent montrent une bonne vitesse.
Mention spéciale pour les améliorations constatées : plus grande faciliter à sortir du paqué au moment du départ.
Deux jours de préparation sur place.
Vent d’ouest, 20 noeuds pour commencer les hostilités sur le plan d’eau. Des entraînements courts de deux heures pour découvrir le site de navigation.
On essaie l’effet de pointe contre l’île Vent, juste en face du port d’accueil. Ile habitée qui se visite par bateaux “navette” qui sillonnent le plan d’eau.
Nous avons affaire à un site très fermé avec le Danemark en face et un vent et courant canalisés par le Nord ou par le Sud. Les effets de relief sont classiques.
Silvan et Lucien ont donné le maximum lors des entraînements intensifs et courts : superbes duels de virements de bords.
En fin de journée et en soirée : kate surf, préparation physique, étirements …… et un gros dodo bien mérité ………..
le samedi nous nous confrontons aux autres régatiers en trois manches très courtes. Godison (champion olympique) et une quinzaine de nations sur la même ligne : HOT TIME ! GOOD TIME ! WE LOVE IT !
Une petite erreur de 20 mètres, un virement décalé par rapport à un timing excellent et on est dans les 40 au passage de marque ; notre vitesse dans le petit temps n’est pas mauvaise mais ce n’est pas la meilleure. Ces manches d’entraînement nous sont très riches d’enseignement : nous constatons que nous devons améliorer nos prises de décisions tactiques pour gagner en rapidité et justesse.
En fin de journée, on assistons à la cérémonie d’ouverture du championnat. Discours inaugural et orchestre régional : tout cela sous la pluie c’est normal c’est le “sweden summer” disent les locaux …………….pour nous c’est l’occasion de déployer notre drapeau national en ce jour très particulier de fête nationale. et nous sommes heureux d’arborer les couleurs de notre pays.
Après le repas, une heure de travail mental ↔ ajustement des stratégies mentales : avant, pendant et après.
Tout le monde est couché tôt dans la soirée.
5 noeuds de vent venant de terre au Sud Est ; les mêmes conditions que lors de nos entraînements.
Erika très concentrée, passe en tête toutes les bouées sauf la ligne d’arrivée. Au final une belle manche de deuxième. Sylvan s’offre une excellente sixième place au contact des meilleurs suédois et du NOR qui est allé aux Jeux Olympiques.
Erika manque de très peu la medal race.
On assiste à une finale de médal race originale avec seulement trois bateaux par catégories. Beau spectable dans la baie de Malmö.
En conclusion, on peut analyser qu’il reste du travail sur les départs et la vitesse au portant pour Lucien et Sylvan.
Petit temps, petit clapot.
Journée qui s’annonce “à la suisse” … enfin presque si on considère qu il n’y a pas de courant et un clapot moins serré.
Nos deux jeunes s’élancent sur l’eau avec ambition !
La première manche chez les Séniors fut redoutable pour Silvan après un départ prématuré le deuxième fut le bon pour une démonstration payante où il finit 5ème devant de grands noms du Laser. Malheureusement pour lui un problème au départ le classe BFD.
Sur le rond des jeunes, notre ami Lucien a attendu près de 5 heures pour faire ses manches après 3 faux départs, le 4 ème sous black flag fut le bon pour notre jeune suisse avec un départ bâbord milieu de ligne, mais cela ne suffit pas. Car il a pensé bien faire en protégeant la droite du plan d’eau mais il s’est fait avoir par ceux de gauche avec pression plus sur le dernier tiers du près qui suffit à une 20 de bateaux à passer devant.
Dur journée pour l’équipe ; après le repas du soir : travail mental dans la salle de conférence que l’hôtel met à disposition des compétiteurs.
On le plaisir de voir Christophe Bottoni et Christian ; les suisses sont donc 4 à courir ce championnat d’Europe. Tous n’ont pas les mêmes objectifs ; certains se règlent avant les championnats du Monde du mois d’Août à venir, d’autres escomptent mettre en lumière ce qu’ils ont appris lors de leurs préparations.
Premier jour, premières manches. Silvan et Lucien sont sur des ronds différents. Lucien plus vers l’ile de Ven et Silvan, Christophe et Christian plus à droite du plan d’eau avec une moindre incidence de l’ile mais beaucoup de passages de ferry.
L’entrée de ce championnat se fait sereinement et le soir le moral est bon. Les points d’amélioration sont clairs : régularité pour Lucien et sensations du bateau pour Silvan. Christophe connaît certaines difficultés liées à son nouveau haut de mat.
Au départ de Versoix, Lucien Cujean et Sylvan Hofer chargent leur matériel et nous voila partis pour un long voyage.
Un bateau dans le camion et un bateau sur le toit. On se relaie pour arriver au Danmark dimanche matin.
Dans le port de Charlottlund on récupère le zodiac laissé par Olivier Terrol bien à l’abris dans un hangar et on file vers le ferry qui nous amène en Suède.
C’est le temps couvert et la pluie qui nous accueillent à Malmö. Sitôt arrivés sitôt sur le site de la régate. On décharge le bateau de Sylvan ; on met le zodiac à l’abris pour la nuit et on prend possession des chambres au Rica Hotel (plein centre ville).Footing pour les garçons et étirements.
Dès le lendemain après un réveil musculaire, on s’inscrit et on navigue. Les NOR et SWE sont là et on navigue ensemble.
Le vent en SE à 15 et 20 noeuds à noter le courant d’E et beaucoup de vagues.
Le NORWAY, Christian, meilleur norvégien s’entraîne avec nous : il cale son bateau au près ; peu de variations d’assiette et très bonne régulation à l’écoute ; son compromis cap/vitesse est impressionnant. Il essaie systématiquement le plan d’eau à gauche et remonte en escalier dans chaque risée. Cela paie ! Et enfin il est aussi très rapide au portant ! Et descend dans chacune des risées.
Eh oui tout arrive.
Étude météo à la clé et le retour de l’anticyclone avec un peu de gradient de pression entraînent un vent orienté au NE qui est tellement familier au Brésil, en été.
Les “predicts” nous donnent un 10 nds pour 11 h au 70. En fait, il sera au 50 et oscillera doucement au 60. L’évolution au 90 ne viendra que dans 1h. Monsieur Thermique, conbiné au synoptique sur un quadrant que l’on connaît, nous donne un bon renforcement juste entre les manches.

Zone de départ : position GPS et Google Earth
Bon départ sous le vent de Guigui qui profite des pressions à gauche contre l’île.
Il passe 2 à la première marque : “au top le Guigui” !!… mais la transition entre le près et vent arrière, ne se fera pas. Pas le rythme, et le vent pas assez fort provoquent une difficulté : impossible de suivre le rythme des meilleurs, il passe 10 dessous et termine 12. Dommage, il était au mieux.
Erika essaye un départ, mais s’écarte trop rapidement de la ligne, manque de coordination : elle est couverte et tarde pour se dégager. Sa vitesse au près est très bonne,mais en déficit au portant.
Elle a le jury près d’elle et n’ose pas attaquer. Elle termine 12 ème ce qui est correcte.
Nous avons trois manches à courir, et le but est d’être présent dans toutes les manches. Ce championnat tronqué, nous oblige à attaquer. Tout en restant très concentrer dans les trois manches.
Guigui l’a bien compris, il sait qu’il va vite au près et le vent monte en tournant à droite.
Milieu de ligne, il part dégager sous le vent de la meute au comité. Sous règle noire (la règle du “pas vu pas pris”) bat son plein. Guigui passe trois en haut et surfe vite au portant : plus de vent et c’est royal ! : il termine ses deux manches aux places de trois et quatre, avec un scénario bien rodé.
Guigui est 5 au général provisoire : à 2 points du troisième et à égalité avec le quatre. Il ne reste plus qu’une manche à courir demain : voila une finale à suspens !
De son coté, Érika, en mal de bon départ, réussit à remonter à chaque fois à la 10 ème place.
Elle va vite au près, et a su donner le maiximum pour cette dernière journée avant la finale. La régularité n’a pas payé, faute aux faibles nombres de manche, et des participantes au nombre de 38 seulement. Mais les deux mauvaises manches sont là et il est ,donc, difficile de les compenser !
Nous avons réussi à donner le maximum , et la recherche du dépassement est la clé de la réussite en Laser. Nos deux jeunes ont visé le dépassement de soi dans un vent fort et de la houle est belle : leçons de rappel, et de technique, qui les propulsent dans les meilleurs mondiaux.
Le chemin est encore long, mais la base est bonne pour envisager un avenir olympique.
Après la journée de repos, plus celle ou nous n’avons pas navigué pour cause de vent fort, le sentiment qui domine à l’issue de cette journée c’est “encore une journée perdue” ……………….
L’analyse météo était pourtant précise, le vent au 270 pour 10 nds devait basculer au 180 et même aller au 150 en soirée.
La couverture nuageuse importante nous amène une petite pluie fine à 10 h . Et le vent n’est pas au rendez vous, au lieu des 10 nds annoncés, nous avons un 2 nds. Si l’orientation est bonne et la pluie finie par s’arrêter, la force n’est pas la, nous allons attendre deux bonnes heures pour finalement partir avec au 180 et seulement 2nds !
Arrivée sur zone, le comité mouille rapidement le parcours. Une brise s’installe à 4 nds dans le couloir de la presqu’île comme lors de la dernière manche. Guigui remonte comme une pendule, arrive le premier sur le parcours et commence un premier près de test.

Il prend une risée plutôt droite et remonte franchement en tribord. Le vent plus stable à droite, oscille et s’avère et plus instable à gauche, la hauteur du relief plus importante nous donne de l’air instable plus irrégulier. À droite l’air froid avec la pluie, nous donne une période de l’ordre de 3 minutes sur des petites bascules. Érika essaye le plan d’eau.
Une visite au chalutier boat confirme nos impressions : longues risées par la droite et un gauche court, et plus de pression. C’est clair : il faut partir comité pour dégager très vite à droite en prenant la première risée.

Première procédure : un départ canon de Guigui, il est à fond .
Rappel général et règle noire. Guigui enlève les plaques sous les cuisses, et récupère de quoi boire.
Deuxième départ : Guigui, parvient à être masquer et donc se situe en position idéale.
À 15 secondes, le comité tire un retard, trop de monde au dessus. ….. et le vent baisse… 15 minutes après plus rien.
On rentre : DÉCEPTION pour tout le groupe.
On est au mondial, le coût pour toutes les nations est élevé.
Sur le coup, on a le sentiment que la joie de naviguer à haut niveau est gâchée par ces déconvenues………… d’autant que si on divisait le coût global d’une telle manifestation par le nombre de manches, cela nous donnerai un éclairage bien différent de cette régate.
De qui se moque t’on à ce championnat Isaf ? Une journée annulée pour vent trop fort, on aurait pu courir une manche avec un seul rond et faire tourner les séries. En prenant le rond tout proche de la terre. Puis une journée de repos imposée, alors que l’on avait déjà une journée de retard !
Bien sur le vent et le soleil étaient au rendez vous (15 nds) pendant que l’on se reposait.

Désormais, il nous reste deux jours dont la dernière journée avec un seule manche.
Donc trois manches restent à courir et le championnat est quasiment fini.
On peut s’interroger sur l’intérêt pour les organisateurs de proposer un mondial en seulement sept manches avec les nouveaux parcours.
L’interrogation vaut aussi pour ses jeunes régatiers qui sont ici pour apprendre, tous en marche vers l’olympisme.
Est ce bien les aider à franchir les étapes de la progression escomptée car un mondial sur circuit olympique se court en 14 manches à raison de 3 ou 4 manches par jour ?
Retour rapide pour les coureurs suisses ; défoulement pour Érika dans la piscine.
Et douche, volley et foot sur le sable pour Guigui contre une équipe espagnole et uruguayenne. On élimine la fatigue nerveuse, et demain on serra là pour donner notre maximum dans ce championnat au goût tronqué.
Farniente, beach, shopping and surf …………
